Les chinois, z'ont pas
été gentils avec nous. Voilà !
Z'ont pas voulu qu'on passe sur la route.
Z'ont mis des villes en quarantaine.
Z'ont fermé les internet-cafés.
Z'ont fermé les restos.
Z'ont fermé les hôtels.
Z'ont fermé les boutiques à nouilles : aaah, l'horreur !
...et les Globe-Tortues ont été obligées de se
sauver à Beijing (Pékin) en train.
La frontière mongole aussi était fermée. On s'est
senties un peu comme en prison avec des matons qui seraient déguisés
en docteurs (z'ont pas voulu qu'on les prenne en photo) complètement
cinglés et qui nous aspergeaient d'eau de javel. Bououh...
Il était bien temps qu'ils disent la vérité parce
que ça faisait des mois que la maladie se propageait. Mais bon,
fallait sauver la face !
La maladie ? Ah, oui, c'est le S.A.R.S. (Severe Acute Respiratory
Syndrome), en français : pneumopathie atypique,
ça a dû éclabousser pendant un temps les télés
européennes.
Aujourd'hui, Beijing est déserte, les vols sont annulés
et il a été difficile de trouver un avion. Mais bon, l'Aeroflot
veut bien de nous et nous allons passer 18 heures à l'airport
de Moscou, avant de nous envoler vers Istanbul.
C'est un moindre mal. Nous sommes tristes, à cause des chevaux
et des yourtes qui trottaient dans nos têtes comme nous approchions
du nord. Mais on en a assez de tous ces ennuis et de cette folie policière.
Alors vive Istanbul, les olives, le kebab et les grosses moustaches !
P.S. : on est en bonne santé. On espère ne pas faire
une poussée de fièvre demain à l'airport, des fois
qu'ils ne veuillent pas nous lâcher...
12 mai 2003