
HOHHOT
(Huhehaote) Nei menggu province, Zhongguo,
27/04/2004
Hohhot, dernière station
au pied d'une barrière de montagnes rocheuses avant de plonger
dans le désert. La porte du Gobbi s'est ouverte sur les lointaines
steppes de la Mongolie.
Hohhot, balayée par
le vent, le sable, encore une ville Chinoise qui nous fait croire qu'elle
est comme toutes les autres villes Chinoises.
Hohhot, second passage dans
cette histoire de Travelogue, ville-étape qui m'accueille, ville
témoin de cette 2ème traversée du pays.
Une longue route avec de courtes escales,
un parcours au coeur de l'empire du milieu.
Un parcours allant de dortoirs pouilleux en PSB suspicieux, sur des
routes sans fin qui tantôt disparaissent, tantôt se métamorphosent
en chemin ou en autoroute. Rouler sur des pavés, du béton,
de la terre argileuse ou poussiéreuse du Sichuan, et
autre Shaanxi, Shanxi, et Nei Monggu. Dormir sous des plafonds
qui s'effondrent, des néons bon marché au son des crachats
qui rythment les parties de cartes. Rire devant le flash des photographes et le
poster géant de la compagnie "Flying Pigeon" entre Yang Ze Min
et Bush père. Se baffrer dans les gargottes à tangmian,
pester sur un vélo qui part en morceaux. Voyager dans la pluie,
le vent, la brume, la boue, la grisaille, le charbon en cette fin
d 'hiver - le printemps tarde à s'installer. Terres inhospitalières
devenues aujourd'hui arides, sèches, désertiques.
Oui, mais c'est la Chine.
La Chine des champs et des usines, de la peine, de la sueur et du
labeur.
Celle qui n'est pas dans les magazines, ni au programme des tour operator.
La Chine qui vous regarde passer l'oeil amusé, intéressé,
étonné. La Chine sans attrait, toute en intérêt,
qui vous touche du plus profond de son humanité et de sa simplicité.
La Chine que j'aime.
La Chine des Chinois, vivants, rieurs, moqueurs, terriblement curieux,
solidaires, généreux, bavards - on en oublierait presque la
difference de langage.
Sacré Mandarin !
Il me manque déjà.
J'en arrive à aimer leurs films avec les "Pig-tails" et les héros
qui volent dans tous les sens.
Invraisemblables, légendaires et mystérieux.
J'en arrive à oublier le kitsh, l'insupportable mauvais goût
de la nouvelle Chine capitaliste
qui massacre toutes les merveilles du pays.
Oublier
et être hypnotisée par la foultitude des soldats de l'empereur
Qin Shihuang de
BINGMAYONG
(Terracotta army)



Oublier
et succomber au charme désuet, aux couleurs des Hutongs de
"la cîté des lanternes et de la tortue" de PINGYAO

   
Oublier
et se laisser tranquillement envahir par le mysticisme ambiant tout là-haut,
au coeur des montagnes sacrées du
WUTAI SHAN

Entre Shanxi et Nei Monggu, au km 47655, 2 tours de guet, et la tortue passe
un col traversant
LA GRANDE MURAILLE
Ici ce n'est que ruines de terre, de
poussière qui serpentent à l'infini. De cet instant magique, en
regardant vers le Nord, j'imagine sans peine les ombres des cavaliers
du grand Khan.
Illusion ?

Les images sont extraites des sites suivants :
http://www.cpi.com.cn
http://french.peopledaily.com.cn
http://traveladventures.org
http://www.alcatel.com.cn
http://www.unog.ch
http://perso.club-internet.fr/jc-pique/chine-ms
http://www.chinatoday.com
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